« Un acte citoyen ! »… Voici les termes employés afin d’inciter la population à se faire injecter une substance dont on connait très peu les effets à courts et moyens termes et qui, parait-il, saura endiguer la crise sanitaire mondiale que nous traversons.

Les dix-huit mois écoulés ont été rythmés par d’incessantes décisions sur les comportements que nous devions adopter afin de réguler la pandémie de Coronavirus. Depuis le non-port du masque, jugé inefficace à ses débuts jusqu’à son obligation, en passant par la fermeture de moult commerces et de rayons de supermarchés considérés comme non-indispensables et potentiellement vecteurs de contacts, sachant que parallèlement, on maintient l’usage des transports en commun bondés d’individus masqués et coude à coude ; sans oublier l’idée contestable d’une limite kilométrique et d’un couvre-feu, à priori nécessaires pour freiner une propagation virale nationale. Toutes ces mesures contradictoires n’ont fait que créer la confusion, la discorde, le malaise et pire encore, la culpabilisation. Les Citoyens, appelés à être dignes de porter ce qualificatif, se sont conformés à ces restrictions, rêvant d’un retour à « la normale », à la reprise de leurs habitudes de vie et de notre économie. Pour les alléger de ces obligations patriotes, un « vaccin », contestable de par sa composition et ses effets car toujours en phase d’essai clinique, est annoncé comme sauveur de l’Humanité et de notre confort, mis à mal depuis de nombreux mois par des déclarations gouvernementales continues sur ce qui est autorisé de faire ou pas.

A la lumière de tous ces événements, le constat est sans appel : les Humains veulent sauver leur peau et leur confort, sans remettre en question quoi que ce soit. Ils espèrent retrouver leurs vies « d’avant », laissant cette pandémie derrière eux comme un lointain souvenir qu’ils pourraient narrer à leurs petits-enfants, au coin de la cheminée. Il serait question de pouvoir voyager de nouveau et de profiter des vacances tant méritées, de se divertir dans les centres commerciaux, les parcs d’attractions, les cinémas, les discothèques, les salles de sport, … En bref, de vivre sans contraintes et de vaquer à ses occupations, la conscience tranquille d’avoir accompli « son devoir citoyen », en l’occurrence l’injection d’une substance laissant une grande partie de la communauté scientifique et médicale plus que perplexe.

Mais le véritable enjeu humain et participatif n’est-il pas, précisément, de ne pas retrouver la vie « d’avant » ? L’actualité mondiale n’a-t ’elle pas le rôle d’ouvrir notre conscience et de regarder ce qui est essentiel ? Quels sont les réels indicateurs de notre survie ? Ne sont-ils pas détournés au profit d’un virus et de sa cohorte de variants ?

En juin 1972, la première Conférence des Nations Unies sur l’environnement issue de la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain (aussi nommé premier sommet de la Terre) se tient à Stockholm. Elle marque le début d’une prise de conscience de la crise écologique qui mènera à l’économie de l’environnement, puis à l’émergence du concept de développement durable. La déclaration finale de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement pose les bases du  Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui est créé officiellement le 15 décembre par la résolution 2997 lors de la XXVIIe Assemblée générale des Nations Unies intitulée « Dispositions institutionnelles et financières concernant la coopération internationale dans le domaine de l’environnement ». (Source Wikipédia 1972).

Cinquante ans plus tard, où en sommes-nous concrètement ? L’option de retrouver « la vie d’avant » est-elle écologiquement réaliste ? Car si l’on part du fait qu’une « vaccination » peut ramener à la vie « normale », alors c’est faire fi et peu de cas des enjeux planétaires climatologiques qui se jouent en ce moment même.  

J’en veux pour exemple la fonte de la calotte glacière, véritable climatiseur du globe, tragiquement touché par le réchauffement climatique du fait des activités humaines, notamment la combustion des énergies fossiles, l’utilisation d’engrais de synthèse et la production des Gaz à Effet de Serre et dont les impacts sur la faune et la flore sont irrémédiables. Nous courrons littéralement et silencieusement à notre perte.

(Source :https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/climat/article/comprendre-le-changement-climatique).

On peut surenchérir avec les incendies qui ont frappé la forêt amazonienne en 2019, ayant, je cite : « suscités une importante réaction de la communauté scientifique et internationale en juillet et août 2019 à la suite des publications de l’Institut National de recherches spatiales (INPE) faisant état d’au moins 75 336 feux décomptés en huit mois au Brésil, statistiques basées sur des observations satellitaires. De janvier au 23 août 2019, plus de 40 000 feux ont été décomptés dans la plus grande forêt tropicale au monde, considérée comme « essentielle pour lutter contre le réchauffement climatique ». Il s’agit du nombre le plus élevé depuis le début de la collecte des données en 2013 ». (Source :https://fr.wikipedia.org/wiki/Feux_de_forêt_de_2019_en_Amazonie).

A plus petite échelle, il suffit de regarder dans nos assiettes et nos maisons pour constater combien nous abusons depuis des dizaines d’années, gaspillant inexorablement nos ressources, en lien avec nos habitudes de consommations et d’achats. La vie « d’avant » c’est pouvoir se rendre par exemple dans un hypermarché, importateur de produits générant une pollution incontestable. Le transport des marchandises, leurs fabrications, leurs emballages, leurs stockages génèrent des flux contre-nature et extrêmement polluants. La vie « d’avant » c’est aussi se baigner dans des parcs aquatiques et piscines privées, consommateurs de millions de litres d’eau, élément vital et se réduisant inéluctablement au fil des années, quand de nombreux pays en sont totalement dépourvus.  La vie « d’avant », c’est prendre librement l’avion, encrassant au passage notre atmosphère, nos cultures et nos forêts par le rejet de millions de litres de carbone. La vie « d’avant » c’est consommer des fruits et des légumes issus d’agricultures industrialisées et dont la pollution des sols n’est un mystère pour personne, provoquant par la même, le déclin massif des insectes pollinisateurs. Ces exemples ne représentent qu’un échantillon de la vie que nous voulons maintenir coûte que coûte et en dépit de tout, y compris de la survie des générations à venir. Etonnamment, toute notre attention est portée sur une campagne de « vaccination » mondiale qui aurait pour but de sauver l’Humanité et de faire de nous des Citoyens responsables.

La vie « d’avant », c’est une collaboration évidente à la pollution des sols, des océans, des forêts, de l’atmosphère sans imaginer le moindre instant que cette vie ne sera, à terme, plus vivable. Quand le glas sonnera, regretterons-nous d’avoir tant désiré la vie « d’avant » ?

Il est question de ne pas se tromper de cible et d’endiguer le mal qui doit raisonnablement l’être : notre destruction écologique. Nous devons changer nos habitudes de vie. Pour cela, il s’agit notamment de consommer de manière écoresponsable en favorisant par exemple les circuits courts et les productions locales. Il s’agit d’acheter avec tempérance et réflexion pour consommer des produits sains afin de préserver notre patrimoine biologique. Au-delà, nous devrons changer nos modes de vie en voyageant le moins possible et en évitant le divertissement à l’excès. Il s’agit de revenir à des valeurs essentielles et de nous défaire incontestablement de nos habitudes de vie en consommant de manière raisonnée, avec simplicité et respect vis-à-vis de notre planète et ses habitants. Cependant, malgré tous les avertissements des organisations telles que le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du climat), nous ne changeons pas nos usages et maintenons fermement notre volonté de revenir à la vie « d’avant ». Considérant qu’une « vaccination » est un acte engagé, sous couvert d’un retour à la vie normale et de la préservation de nos congénères, nous omettons l’importance majeure de protéger la nature et notre nature même d’Être vivant et bien portant. L’esprit écologique pourrait d’autant plus s’affirmer par l’opportunité de ne pas revenir à notre ancien système de vie et par conséquent, à repousser toute action qui nous ramènerait à lui.

Souvenons-nous combien nous avons apprécié le confinement imposé en mars 2020 avec une « déclaration de guerre au Covid19 » ! Nous avons goûté à quelques semaines de pur bonheur écologique : aucun véhicule dans les rues désertes, silence dans les villes, retour aux sources et à la nature, ciel bleu limpide, chant des oiseaux et papillons à foison, introspection et temps de réflexion sur nos besoins, attention portée sur notre entourage, animaux reprenant leurs droits et circulant librement… La vie « d’avant » est-elle indispensable au point de tout perdre à terme ? Car il s’agit désormais d’une question de climat, de préservation de notre Terre et de rien d’autre.  

Dans cette perspective, s’imposer une injection pour revivre comme « avant » pourrait devenir un sujet fondé qui étayerait le débat et nous mettrait tous dans cet accord fondamental : la Terre est souffrante et nous ne faisons rien pour elle.